Première cicatrisation

Publié le par Mlle B.

Extraits de mon "ancien" Carnet :

02 septembre 2004, Besançon :
22h18 :


"De la tendresse, rien que de la tendresse. Si peu de temps, et C. me manque. Pourquoi c'est si difficile, et pourquoi tant de tourments ? Je le revois dans 5 ou 6 jours. Que va-t-il se passer ? Peut-être qu'il ne m'aimera déjà plus, ou peut-être qu'il voudra tout arrêter pour éviter la future douleur de l'éloignement, ou peut-être qu'il en aura marre de moi, ou peut-être qu'il aura peur.... Que faire ? comment savoir ? Il n'y  pas si longtemps, je voulais remonter le temps. Et maintenant, je voudrais avancer, et savoir ce qu'il va se passer. J'ai envie de C., mais il a cette sorte de blocage et je ne sais pas quoi faire. Je ne veux pas le brusquer, mais je suis si impatiente. Pourquoi le sexe brouille-t-il si souvent toutes les données ? Je ne sais pas quoi faire pour le mettre en confiance. C., il me manque vraiment. J'ai hâte de le retrouver. Retrouver ce sourire qui m'a plut dans la folie des Eurock'.
Est-ce qu'on aime des personnes au cours de sa vie, simplement pour ne pas être seul ? Ou est-ce plus profond que ça ? Bordel, ce que l'être humain est compliqué !
Je hais la solitude..."


Mardi 09 novembre 2004, Lyon :
16h16 :

"C'est dingue ce que le sentiment de satisfaction peut être éphémère. Il n'y a pa si longtemps, j'étais satisfaite. Le genre de satisfaction du travail bien fait, de quelque chose de fini, d'avoir fait ce qu'il y avait à faire. Et puis après, un immense sentiment de déception, de fatigue. J'en ai marre. Cette ville aura ma peau. Dés que je sors dans la rue, il y a quelqu'un que j'ai envie de tuer pour une raison ou pour une autre. Je me sens agressée dés qu'un homme m'adresse la parole, dés qu'on me bouscule.
Je craque."

Publié dans Réminiscences

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